Dans les années 1990, le parc immobilier résidentiel canadien était majoritairement constitué de fenêtres poreuses à l’air et à l’eau. Plus particulièrement de fenêtres coulissantes doubles en aluminium, dont la popularité a culminé au cours des décennies 1960 et 1970. En raison d’un âge avancé et d’une technologie dépassée, plusieurs de leurs composantes n’étaient plus conformes aux normes en vigueur.

Un banc d’essai convaincant

La Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) s’est penchée sur la question. Cela s’est traduit par la publication, en juin 1998, des résultats d’un banc d’essai portant sur la réparation desdites fenêtres, versus leur remplacement. Les travaux ont été menés dans cinq bâtiments montréalais construits entre 1964 et 1975. Leur fenestration a fait l’objet d’une évaluation, avant et après avoir été remises à neuf.

Entre autres travaux effectués, la majorité des coupe-froid, ainsi que les traverses et les montants, ont été remplacés par de nouvelles composantes à haut rendement. Dans certains cas, la garniture en mousse, qui comprime les rails supérieurs, a fait place à un « modèle revêtu d’une gaine plastifiée ». Celle-ci offre une étanchéité supérieure et dure plus longtemps. Chaque fenêtre a nécessité entre 45 et 60 minutes de manutention pour les reconditionner.

Résultats

Après avoir été remises à neuf, chaque fenêtre permettait une réduction des fuites d’air variant entre 54% et 83%. Elles répondaient ainsi aux exigences des fenêtres de type A-2, imposées par la Canadian Standard Organisation (CSA) en vertu de sa norme A-440. En d’autres termes, le reconditionnement a conféré à ces fenêtres des performances égales aux modèles neufs similaires.

Comparaison des coûts

La réparation d’une fenêtre moyenne, selon la méthode appliquée pendant cette étude, « coûtait entre 110 et 130 $ ». En comparaison, son remplacement impliquait des débours variant entre « 900 et 1000 $ ». Toujours selon l’approche préconisée durant ce banc d’essai, dans un immeuble typique comportant 500 fenêtres, le coût de remplacement des fenêtres s’élevait à 475 000 $. En revanche, les frais exigés pour leur mise à niveau se chiffraient à moins de 76 000 $.

Conclusion

Ce banc d’essai a démontré, sans l’ombre d’un doute, une amélioration substantielle des performances énergétiques des portes et fenêtres reconditionnées, et ce, pour une fraction du prix qu’aurait exigé leur remplacement. « Cette méthode d’amélioration est valable et constitue une solution viable au remplacement des fenêtres », concluent ses auteurs.

*L’étude s’intitule Reconditionnement des portes et fenêtres coulissantes existantes. Elle est disponible à la bibliothèque de la SCHL, à Ottawa, et porte les lettres et numéros de référence suivants :

  • DMA : 96-81
  • PC : RD-0102-A

Note
Les cinq immeubles à appartements visés par cette étude étaient :

L’Emminence
Construit en 1972
Banc d’essai réalisé le 3 octobre 1997

La Cité
Construit en 1975
Banc d’essai réalisé le 5 août 1997

Le 5150 avenue McDonald
Construit en 1972
Banc d’essai réalisé le 22 juillet 1997

La maison de convalescence St-Georges
Construite en 1964
Banc d’essai réalisé le 29 juillet 1997

Le Riviera
Construit en 1967
Banc d’essai réalisé le 12 juin 1997

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