Plusieurs copropriétés québécoises ont saisi la pertinence de « reconditionner » leurs fenêtres, en termes de coûts et pour faire leur part sur le plan environnemental. Je prends notamment comme exemple la copropriété baptisée Promenade Des Îles, à l’Île Patton (Laval), où la fenestration compte 30 ans d’âge. Plusieurs copropriétaires se plaignaient d’infiltrations d’air et d’eau dans leur unité. Il fallait régler ce problème, mais pour des raisons budgétaires, il n’était pas question de remplacer les fenêtres.

Un sérieux problème

Après avoir calfeutré et peint l’immeuble, ses administrateurs pensaient bien lui avoir redonné son étanchéité d’origine. Malheureusement, les problèmes d’infiltration ont persisté. Ils se sont alors rendu compte que la fenestration du bâtiment était en cause. Cette copropriété a donc requis nos services. Après avoir analysé en profondeur le comportement des fenêtres, nous avons conclu qu’elles nécessitaient une modification des systèmes de drainage, et une substitution des coupe-froid, qui étaient passablement usés.

Dans cette copropriété, la problématique d’infiltration d’air et d’eau s’expliquait de la façon suivante : par forts vents, la pression atmosphérique extérieure était plus élevée qu’à l’intérieur, ce qui entraînait une aspiration de l’eau dans les unités. Ce phénomène est de plus en plus fréquent depuis plusieurs années, en raison des changements climatiques. En pareille circonstance, le système d’évacuation des fenêtres ne suffit plus à la tâche. Il en résulte un engorgement d’eau, de la même manière qu’une bouche d’égout qui refoule.

Le remède

Pour solutionner la problématique, il a fallu augmenter le nombre d’orifice d’évacuation (en chicane) dans les rails d’évacuation d’eau, pour permettre un écoulement au fur et à mesure qu’elle s’y accumulait. Cette technique requiert des calculs appropriés, tant en ce qui a trait au positionnement qu’au nombre idéal de trous à percer. La mise à niveau des fenêtres de cette copropriété a coûté environ 250 $ (l’unité), une somme très inférieure à ce qu’il aurait fallu payer pour les remplacer, soit près de 700 $ chacune.

Dans ma prochaine chronique, je vous ferai part du cas d’une autre copropriété, pour laquelle la remise à neuf des fenêtres a permis d’économiser gros.

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