Dans la présente chronique, j’aborderai encore la question des honoraires perçus dans le domaine de la construction. S’ils semblent élevés à priori, dans les faits, ils ne font que respecter la réglementation régissant cette industrie. À défaut de s’y soumettre, un syndicat de copropriétaires pourrait le regretter amèrement.

Combien de fois ai-je entendu que les prix demandés par un entrepreneur ou un sous-traitant sont « chers », qu’ils coûtent un « bras ». Pourtant, quand on comprend le pourquoi des honoraires exigés, tout devient limpide et justifié. Sachez que dans ce marché, il faut distinguer les tricheurs de ceux qui observent les règles, expliquant de ce fait que les tarifs passent parfois du simple au double.

Toute intervention allant de la serrure à la toiture de votre bâtiment, en passant par la peinture, doit être exécutée par des employés encadrés par des lois. Celles-ci sont édictées par la Commission de la construction du Québec (CCQ), la Régie du bâtiment du Québec (RBQ) et la Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST). Ces institutions publiques perçoivent un pourcentage des salaires versés par un employeur, afin d’assurer aux travailleurs les protections requises ainsi que les avantages sociaux qui s’appliquent, par exemple les cotisations syndicales, les assurances collectives, les indemnités payées lors d’un accident de travail ainsi que les régimes de retraite.

Histoire d’aller un peu plus loin dans le détail, prenons le salaire d’un charpentier-menuisier compagnon comme cas de figure : son salaire horaire peut atteindre 35.06 $, auquel s’ajoutent (entre autres) les frais qu’un employeur doit payer pour ses vacances, l’assurance-emploi, la RRQ, les taxes et assurances, les cotisations redevables à la CCQ, à la CSST et à la RBQ, ainsi que les coûts relatifs aux équipements de sécurité. Ce taux horaire bondit dès lors à 59.63 $, excluant les frais associés à l’utilisation d’un véhicule et les pleins d’essence, aux assurances requises pour assurer la protection des employés, au loyer qu’une entreprise doit acquitter pour pouvoir exploiter des locaux, et j’en passe.

Tout cela pour vous dire que l’employé qui travaille dans une copropriété, et dont le salaire est de 15 $ l’heure, n’est probablement pas en règle. Son patron, en l’occurrence un syndicat de copropriétaires, contrevient lui aussi aux paramètres imposés par la loi. En fait, il est illégal d’embaucher quiconque n’est pas assujetti aux exigences de la RBQ, de la CSST et de la CCQ. En terminant, sachez que l’industrie de la construction représente une locomotive économique au Québec. Le Groupe Fenestra en fait partie. En tant que président et fondateur de cette entreprise, je suis fier de contribuer au mieux-être d’une main-d’œuvre qualifiée. Agir avec transparence et intégrité est conforme à nos valeurs. Il en va de notre intérêt, mais surtout du vôtre.

Bon été et bons travaux!

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