Le développement durable est un thème à la mode depuis quelques années. Malheureusement, la signification de ces deux mots est galvaudée la plupart du temps, car elle cache une réalité souvent méconnue du grand public.

La population en général se donne bonne conscience en contribuant au recyclage, ce qui est tout à fait normal et légitime. Une majorité d’individus s’imaginent qu’une fois placés dans des bacs appropriés, les matières en plastique, le verre et le papier sont redirigés vers des centres de tri. Idem pour l’acier des vieilles voitures qui croupissent à la fourrière, ainsi que pour vos anciennes lumières de Noël qui ont rendu l’âme.

Ainsi, la bouteille mise à la récupération nous reviendra en format réutilisable, croit-on. Même chose pour les boîtes de conserve et autres items envoyés aux centres de tris. Ce qui m’amène à poser la question suivante : quelle est la réelle signification des mots « récupération », « recyclage » et « développement durable » ? Saviez-vous que seul le carton est recyclé? À la condition qu’il ne soit pas souillé par d’autres matières, ce qui est très rare, car ce matériau est souvent transporté en vrac dans des camions à bennes.

En vérité, la plupart des articles envoyés au recyclage sont jetés dans des sites d’enfouissement, ou envoyés à l’étranger pour y être recyclés dans des conditions insalubres et polluantes. Les produits qui en résultent sont utilisés arbitrairement. Le marché noir du recyclage est une industrie florissante dans le monde. Il coûte moins cher de vendre des métaux usés comme l’aluminium à la Chine, pour ne nommer que ce pays, plutôt que d’agir de façon responsable pour atteindre le but ultime, à savoir sauver la planète.

Un tel constat devrait donner matière à réflexion, ou à tous le moins, modifier nos perceptions et fausses croyances à propos du recyclage. Ce n’est qu’ainsi que nous pourrons poser des gestes à la fois significatifs et conséquents, dont la finalité consiste à « répondre aux besoins du présent, sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs ».

En somme, pour prévenir ce gaspillage éhonté, il faut cultiver la pensée holistique, qui consiste à s’intéresser à un objet comme constituant un tout. Les fenêtres s’inscrivent dans cet état d’esprit. À titre d’exemple, pourquoi les remplacer par des neuves alors qu’elles fonctionnent encore ? Leur remise à niveau représente, certes, une option compatible avec le sens réel des termes développement durable. On redonne vie à ces fenêtres à un coût beaucoup moindre que s’il fallait les remplacer, en plus d’éviter de les envoyer au dépotoir. Tout le monde aurait intérêt à à ce qu’il en soit ainsi, afin que puisse s’exprimer le vrai sens des valeurs et une intention noble, ce qui serait profitable à tous.

Bonne réflexion!

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