( Selon la SCHL ) Les propriétaires-occupants sont de plus en plus intéressés à améliorer l’efficacité énergétique de leur maison afin de réduire les coûts d’occupation, de rehausser le confort des occupants et de contribuer à la protection de l’environnement. De nombreuses maisons anciennes au Canada sont peu isolées et plus ou moins touchées par des courants d’air, ce qui peut mener à des pertes de chaleur et à des factures énergétiques plus élevées, même pour les maisons construites plus récemment, entre les années 1950 et 1980. Ces maisons consomment probablement, au minimum, 25 % plus d’énergie pour le chauffage qu’une maison construite après 2010, en raison d’exigences plus poussées en matière d’isolation et d’étanchéité qui font partie intégrante des codes du bâtiment récents.

Au Canada, le chauffage mobilise plus de 60 % de la consommation d’énergie résidentielle et représente donc une forte proportion de votre facture énergétique globale. Heureusement pour vous, il existe plusieurs options que vous pouvez envisager en tant que propriétaire pour réduire les pertes de chaleur de votre maison, dont l’ajout d’isolant. Une maison convenablement isolée et étanchéisée demande moins d’énergie pour le chauffage en hiver (et moins d’énergie pour la climatisation en été), vous protège contre les coûts croissants de l’énergie, utilise les ressources de manière plus efficace, a moins d’impact sur l’environnement et offre davantage de confort à ses occupants.

Avant de planifier des améliorations éconergétiques pour votre maison, la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) recommande de faire effectuer une évaluation ÉnerGuide par un conseiller accrédité en efficacité énergétique. Lors de l’évaluation, on mesurera l’étanchéité à l’air de votre maison, on cernera les fuites d’air à colmater, on vous fournira des pistes à suivre quant à l’amélioration du niveau d’isolation, on vous fera des recommandations concernant le remplacement des portes et fenêtres, on vous suggérera des améliorations à apporter à l’installation de chauffage et on vous soulignera les endroits où il faut ajouter de l’isolant. Le Groupe Fenestra possède ces équipements et le personnel qualifié afin d’effectuer les travaux correctifs suite à la visite d’un professionnel en évaluation énergétique. Grâce à ces équipements, nous pourrons confirmer et effectuer les correctifs observés par l’inspecteur.

Amélioration de l’étanchéité à l’air

La diminution des fuites d’air aléatoires (c’est-à-dire l’étanchéisation à l’air) à travers les murs, les plafonds et les fondations d’une maison est l’une des stratégies les plus rentables pour en améliorer la performance énergétique et le niveau de confort. Elle constitue la mesure à privilégier dans tout rattrapage éconergétique de l’enveloppe parce que les fuites d’air peuvent réduire l’efficacité de certains isolants, et qu’elles permettent à l’air chaud conditionné de s’échapper à l’extérieur ou à l’air froid de l’extérieur de s’infiltrer à l’intérieur, ce qui sollicite encore davantage l’installation de chauffage. Si laissées trop longtemps sans intervenir, les fuites d’air peuvent provoquer des problèmes d’humidité et de qualité de l’air intérieur. Il faut avant tout trouver les fuites. Bien que certaines fuites soient aisées à localiser, la plupart d’entre elles sont découvertes à l’aide d’un « essai d’infiltrométrie ». Cet essai, qui fait partie de l’évaluation ÉnerGuide, peut être réalisé de façon indépendante par un entrepreneur. L’essai permet de dépressuriser la maison, ce qui entraîne l’air extérieur à s’infiltrer à travers les fissures et les orifices. C’est alors que l’opérateur localise les fuites à l’aide d’outils comme un crayon à fumée ou un appareil thermographique. Voici les endroits où se produisent le plus souvent les fuites d’air:

  • luminaires encastrés dans les vides sous toit;
  • boîtiers électriques encastrés dans le plafond sous les vides sous toit;
  • éléments de câblage et de plomberie, et conduits menant au vide sous toit;
  • ventilateurs d’extraction situés au-dessus des plafonds dans le vide sous toit;
  • joints mur-fenêtre (derrière les couvre-joints de fenêtre);
  • fenêtres ouvrantes;
  • coupe-froid des portes;
  • coffrets électriques sur les murs extérieurs;
  • joints murs-planchers;
  • zone de la solive de rive du rez-de-chaussée et de l’étage;
  • solive de rive au point de rencontre avec les fondations;
  • murs de fondations et points de pénétration des éléments d’électricité, de plomberie et de conduits d’air.

Il existe nombre de formules différentes pour étanchéiser les différentes parties d’une maison. Par exemple, vous pouvez étanchéiser à l’air les portes et fenêtres qui fuient à l’aide de nouvelles garnitures et de nouveaux coupe-froid. Vous pouvez colmater les orifices au pourtour du câblage à l’aide de mastic et les orifices plus importants à l’aide d’une mousse isolante à pulvériser. Vous pouvez également prévoir des garnitures étanches à l’air sous les plaques des interrupteurs d’éclairage et des prises de courant, et des boîtiers étanches à l’air en mousse isolante de polystyrène par-dessus les ventilateurs d’extraction dans les vides sous toit. Pour connaître les mesures les plus efficaces, il suffit de consulter un spécialiste de la gestion des fuites d’air.

Situations courantes

Il est fréquent que des propriétaires-occupants endurent certaines situations pendant des années : une maison froide et peu étanche à l’air par temps froid et venteux durant la saison de chauffage, des factures de chauffage élevées, etc. Il faut comprendre qu’une maison s’apparente à un système (voir la section intitulée La maison comme un système) avant d’entreprendre l’amélioration d’une enveloppe. On veillera à établir des priorités pour organiser les différents aspects du travail et à se familiariser avec les techniques d’amélioration les plus viables. Le processus de décision n’en sera que plus simple.

Pour reconnaître les problèmes et pour planifier une amélioration éconergétique, envisagez les points suivants :

  • Évaluation du bâtiment : La maison est peut-être froide, peu étanche à l’air et coûteuse à chauffer. Une évaluation exhaustive de l’enveloppe est cruciale et aidera le propriétaire à classer les différents éléments de l’ouvrage par ordre de priorité.
  • Problèmes structuraux : Vous pourriez devoir composer avec des problèmes de structure ou d’infiltrations d’eau. Tout problème ou dommage existant doit être réparé dans le cadre des rénovations.
  • Composants de l’enveloppe du bâtiment : L’enveloppe est peut-être mal isolée, perméable ou inefficace sur le plan énergétique. Comprendre les options qui s’offrent à vous pour améliorer les divers éléments de l’enveloppe nécessite une certaine recherche ou l’aide d’un spécialiste.
  • Humidité : La maison peut déjà présenter un problème d’humidité qui doit être repéré et réglé. Les travaux d’amélioration peuvent accroître le taux d’humidité dans le bâtiment.
  • Chauffage et ventilation : Lorsque le chauffage et la ventilation sont inefficaces et inappropriés, c’est peut-être que l’enveloppe du bâtiment n’offre pas la performance requise.
  • Revêtements de finition : Les revêtements peuvent être endommagés suite à des problèmes d’humidité associés à une enveloppe de mauvaise qualité.

Sommaire

Il ne faut pas oublier que l’amélioration de l’étanchéité à l’air est la mesure la plus rentable et nécessaire afin de maximiser les bénéfices découlant de l’ajout d’isolant. Il vous faudra isoler et étanchéiser votre maison le plus possible compte tenu de votre situation personnelle. Même des améliorations modestes apportées à un bâtiment perméable à l’air et mal isolé valent mieux que de ne rien faire.

Apporter des améliorations éconergétiques à l’enveloppe en vue de réaliser des économies d’énergie reliées au chauffage peut faire diminuer la facture d’énergie de manière substantielle et rendre la maison plus confortable pour ses occupants.

Pare-air

Pour savoir à quel endroit et de quelle manière étanchéiser une maison, vous devez comprendre en quoi consiste un « pare-air ». Un pare-air est composé d’un ou de plusieurs matériaux qui résistent au mouvement de l’air à travers les murs, le toit et les fondations d’une maison. La plupart des pare-air sont composés d’une variété de matériaux imperméables comme le polyéthylène, les membranes de polyoléfine filée-liée, les polystyrènes, les panneaux de copeaux orientés (OSB), les plaques de plâtre et, dans le cas des fenêtres, le vitrage. Idéalement, les composants individuels sont réunis à l’aide de garnitures et de joints, de coupe-froid et de mastic d’étanchéité de manière à former un revêtement continu à l’épreuve des fuites d’air autour de la maison. La réalité est cependant tout autre : il existe souvent de nombreux joints et points de pénétration non scellés à travers le pare-air dans la majorité des maisons, ce qui constitue à la fois un problème et une occasion d’amélioration éconergétique.

Il faut avant tout trouver les fuites. Bien que certaines fuites soient aisées à localiser, la plupart d’entre elles sont découvertes à l’aide d’un « essai d’infiltrométrie ». Cet essai, qui fait partie de l’évaluation ÉnerGuide, peut être réalisé de façon indépendante par un entrepreneur. L’essai permet de dépressuriser la maison, ce qui entraîne l’air extérieur à s’infiltrer à travers les fissures et les orifices. C’est alors que l’opérateur localise les fuites à l’aide d’outils comme un crayon à fumée ou un appareil thermographique.

Il existe nombre de formules différentes pour étanchéiser les différentes parties d’une maison. Par exemple, vous pouvez étanchéiser à l’air les portes et fenêtres qui fuient à l’aide de nouvelles garnitures et de nouveaux coupe-froid. Vous pouvez colmater les orifices au pourtour du câblage à l’aide de mastic et les orifices plus importants à l’aide d’une mousse isolante à pulvériser. Vous pouvez également prévoir des garnitures étanches à l’air sous les plaques des interrupteurs d’éclairage et des prises de courant, et des boîtiers étanches à l’air en mousse isolante de polystyrène par-dessus les ventilateurs d’extraction dans les vides sous toit. Pour connaître les mesures les plus efficaces, il suffit de consulter un spécialiste de la gestion des fuites d’air.

Ventilation

Une enveloppe de maison très éconergétique rendra une maison très étanche, une condition clé pour réduire la consommation d’énergie. Ces travaux entraîneront nécessairement une diminution de la ventilation aléatoire qu’autorise une enveloppe perméable. Cela peut avoir comme conséquence que l’air dans la maison rénovée pourrait sembler vicié, et que des problèmes d’humidité surgissent. Des odeurs qui auparavant passaient inaperçues (comme celles provenant d’animaux de compagnie ou de biens entreposés) pourraient devenir plus apparentes et dérangeantes. Il faut par conséquent prévoir une installation de ventilation mécanique éconergétique dans toute stratégie d’amélioration éconergétique. Pour ce faire, on aura recours à un ventilateur récupérateur de chaleur (VRC) ou à un ventilateur récupérateur d’énergie (VRE). Une telle installation devrait améliorer la santé et le confort des occupants. Consulter un entrepreneur en mécanique compétent et un conseiller ÉnerGuide pour en savoir plus.

Durabilité de l’enveloppe du bâtiment

Si les sources d’humidité intérieures et extérieures ne sont pas bien maîtrisées, l’ajout d’isolant peut augmenter le risque de présence d’humidité dans l’enveloppe du bâtiment.

Problèmes actuels

Les problèmes déjà présents doivent être corrigés avant d’entreprendre des travaux d’amélioration éconergétique de l’enveloppe afin d’éviter de les aggraver. Voici une liste de problèmes potentiels :

  • problèmes d’humidité (humidité élevée, fuites d’eau, endroits mouillés, moisissures, etc.) dans le toit, les murs, les planchers ou les fondations;
  • problèmes de qualité de l’air intérieur (air stagnant, odeurs persistantes, gaz souterrains, émissions de polluants par les produits ménagers, etc.);
  • gaz radon et autres gaz souterrains;
  • fléchissements, fissures et déformations structurales;
  • présence de matières dangereuses comme l’amiante, la peinture au plomb et les déjections de rongeurs ou d’oiseaux.

Mise en garde

Les améliorations éconergétiques de l’enveloppe peuvent engendrer des effets non souhaités si on ne s’arrête pas pour évaluer l’état de la maison pour y déceler les problèmes éventuels et pour anticiper les répercussions possibles des travaux de rattrapage sur la qualité de l’air intérieur, la durabilité de l’enveloppe, la performance de l’appareil de chauffage ou autres difficultés de performance potentielles.

Référence et liens utiles

SCHL: Rénovations Éconergétiques

Source: SCHL.ca

Estimation Gratuite